De l'ENS Ulm au bitume parisien : itinéraire d'une sociologue du rythme.

Sur le papier, mon parcours est une ligne droite vers la carrière académique : khâgne à Louis-le-Grand, admission à l'École Normale Supérieure (Ulm), master en sciences sociales à l'EHESS. Je me destinais à observer le monde depuis les livres.

Mon compagnon - musicien de rue lui-même - m’apprend à jouer des percussions en 2019 et après avoir expérimenté à mon tour ce mode de vie hors du commun, je réalise que mon véritable laboratoire n'est pas la bibliothèque, mais la rue.

Cette transition n’est pas une rupture mais une continuité à mes yeux : aujourd’hui, mon métier n'est pas seulement de faire de la musique, c'est de créer du lien social immédiat non seulement dans l'espace public mais aussi dans des écoles, dans des entreprises, dans des tiers-lieux…

Le concept : faire beaucoup avec peu

Je suis persuadée que la créativité naît de la contrainte.

Mon set de percussions upcyclé est la preuve tangible qu'on a déjà sous la main tout ce qu’il faut pour créer du beau.

  • Upcycling & circularité : transformer le déchet en ressource sonore.

  • Détournement créatif.

  • Hybridation entre matériau brut et culture électronique.

La mission : créer un langage commun

Que ce soit avec des élèves de maternelle, des passants dans la rue ou des cadres dirigeants, mon objectif est le même : gommer les hiérarchies et connecter des mondes opposés.

Le rythme est le langage le plus universel qui soit. Quand on joue ensemble, il n'y a plus de directeur, d'introverti ou d'expert. Il y a juste un groupe qui doit s'écouter pour se synchroniser. J'utilise la percussion pour :

  • Déconstruire les préjugés sur soi-même et sur les autres.

  • Activer l'intelligence collective.

  • Répandre de la gaieté.

On collabore ?

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